Témoignage d’Estelle Lepka-Bocquillon à propos du professeur Vlad Constantinesco

Photo EstellePlus qu’un témoignage de mon travail de thèse sous la direction du professeur Vlad Constantinesco, c’est un hommage que je souhaite lui rendre par ces quelques mots.

Lorsque, en m’engageant dans la voie du doctorat, je lui ai annoncé que je ne souhaitais pas embrasser une carrière universitaire, mais que j’envisageais de travailler au plus près des juridictions de l’Union, qui étaient au cœur de mon sujet de thèse, il s’est malgré tout investi dans son rôle de directeur comme si ma thèse était destinée à m’ouvrir les portes de l’université. « Ne vous fermez aucune porte » m’avait-il dit à l’époque.

Il a par la suite été présent à tous les moments clés du travail de thèse : la délimitation du sujet, l’élaboration du plan, la rédaction de certaines parties délicates, la formation du jury, la soutenance de thèse bien entendu, mais aussi certains moments de découragement. J’ai plus particulièrement souvenir de ces rendez-vous qui, après des déconvenues ou des égarements, me remettaient sur le droit chemin et me redonnaient la motivation pour poursuivre et approfondir mon analyse. Le professeur Constantinesco a aussi été un vrai contradicteur, m’obligeant à pousser plus loin mes réflexions et à revoir ma copie, lorsqu’il jugeait mon travail insuffisamment abouti, et ce avec toujours beaucoup de délicatesse et de bienveillance. Je me souviens enfin qu’il a toujours soutenu mes tentatives d’explorer des horizons moins conventionnels de la théorie de droit, comme de m’éloigner de certains « canons de la thèse CNU », et qu’il les a même entérinées, en trouvant notamment le nom de « marginalia » pour désigner des passages visant à élargir la réflexion à la fin de certains chapitres de ma thèse.

Le travail de thèse sous la direction du professeur Constantinesco aura marqué à jamais ma manière de mener un travail d’analyse, y compris dans le cadre de ma vie professionnelle actuelle, où je prends soin, comme il me l’a si souvent conseillé et lorsque l’occasion m’en est donnée, de « laisser reposer » un moment mon analyse avant de la finaliser.

Estelle Lepka-Bocquillon, référendaire au Tribunal de l’Union européenne

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